Une personne malvoyante souffre d'amblyopie organique, c'est à dire d'un déficit visuel qui ne peut plus être compensé par de simples verres correcteurs, ni par un traitement médical ou chirurgical. La basse vision concerne de plus en plus de personnes du fait du vieillissement de la population.
On parle de basse vision quand l'acuité visuelle du meilleur oeil corrigé est inférieure à 4/10ème mais supérieure ou égale à 0,5/10ème, ou quand l'atteinte du champ visuel est importante.

Véritable problème de santé publique, la basse vision concerne en France 1,5 à 2 millions de personnes.
Elle induit une perte d'autonomie progressive qui pénalise la personne atteinte dans ses déplacements, la lecture ou toute activité de la vie courante et qui peut l'amener, en terme de conséquences psychologiques, à l'isolement et au repli sur soi. A droite : myopie forte

80 % de la population atteinte de basse vision a plus de 65 ans.
Le vieillissement de la population laisse présager une augmentation dans les prochaines années. Pourtant, malgré son ampleur, la Basse Vision reste méconnue et peu médiatisée. A droite : rétinopathie diabétique
Un acte chirurgical, une rééducation, un appareil optique, un soutien psychologique ou des conseils pour des démarches administratives sont autant de cas de figure des besoins potentiels de la personne malvoyante. De multiples professions sont concernées :
L'opticien